Par ailleurs, il faut préciser que cette nouvelle liberté a un prix : les fichiers non protégés coûteront environ 30 centimes d'euros de plus. Les consommateurs devront payer 1,29 cents par chanson "copiable" au lieu des 0,99 euros pour les fichiers protégés contre la copie, qui resteront disponibles. Pour ce prix, les nouveaux fichiers sans DRM seront encodés au format AAC en 256 Kbit/s au lieu de 128 Kbit/s, ce qui améliorera la qualité du son.
Mais à côté de cette excellente nouvelle, deux autres évènements sont mois réjouissants pour la firme californienne. Tout d'abord, et pour la deuxième fois, le groupe est classé dernier par Greenpeace dans son "Guide pour une high-tech responsable". L'association écologique reproche au constructeur sa politique d'utilisation de substances toxiques dans la fabrication de ses produits mais également sa gestion des déchets. Et Greenpeace ne se gêne pas pour commenter cette performance "aussi décevante qu'étonnante de la part d'une entreprise qui se veut leader en matière de design et surfe sur une image d'extrême modernité". A l'heure où les écologistes du monde entier mettent en garde contre les dérives de l'homme et leurs conséquences sur la planète, cette annonce n'est pas du meilleur effet...
Deuxième point noir de la semaine, les restrictions territoriales d'Itunes sont désormais dans le collimateur de la Commission européenne, qui juge illégal le fait qu'un consommateur européen ne puisse acheter de la musique en ligne sur le système iTunes que depuis son pays de résidence, alors que les prix varient d'un pays à l'autre. iTunes vérifie en effet le pays de résidence des consommateurs à travers les détails de leur carte de crédit et ne leur permet d'acheter de la musique que sur la plate-forme du pays dans lequel leur banque est située. Cela fait suite à une plainte déposée en 2005 par Which ?, une organisation britannique de défense des consommateurs, qui affirmait que les acquéreurs de chansons sur iTunes en Allemagne et en France ne devaient payer que 99 centimes d'euro par téléchargement de chanson, contre 0,79 livre sterling (1,16 euro) en Grande-Bretagne.
Selon Jonathan Todd, porte-parole de la commissaire européenne à la concurrence, "les consommateurs subissent donc des contraintes dans leur choix de l'endroit où ils peuvent acheter de la musique", ce qui enfreint la législation européenne. Une communication de griefs a été communiquée vendredi dernier à Apple et à des maisons de disques non identifiées, ce qui constitue la première étape d'une procédure formelle d'infraction en droit de la concurrence. Les sociétés incriminées ont deux mois pour se justifier par écrit auprès de la Commission ou demander une audience pour se défendre oralement. La Commission se prononcera ensuite sur une éventuelle condamnation mais cela peut prendre un certain temps. Les sociétés encourent une amende pouvant atteindre 10 % de leur chiffre d'affaires consolidé, soit une coquette somme...
1 commentaire:
Excellent ton blog! ;-)
Borey
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