Selon le Wall Street Journal, des négociations entre EMI et des plates-formes de musique en ligne avaient déjà été entreprises au début de l'année mais n'avaient rien donné du fait des sommes considérables demandées par la major. Quelques mois plus tard, le rejet croissant des DRM par les consommateurs semble avoir donné raison à EMI, qui a pu imposer ses prix à Apple. Billboard annonce la somme de 5 millions de dollars, montant qui n'a jusqu'à présent été ni confirmé, ni infirmé par Apple.
Ce pourrait d'ailleurs être une très bonne opération commerciale pour EMI car bien évidemment, Apple n'est pas le seul à être intéressé par la vente de morceaux sans DRM. Dès le lendemain de l'annonce de l'accord avec la firme californienne, deux plates-formes françaises, VirginMega et FnacMusic, se déclaraient intéressées par cette solution mais ne précisaient ni la date de lancement d'un tel service, ni ses conditions financières. Deux jours plus tard, c'était au tour de Microsoft d'annoncer que les morceaux appartenant au catalogue d'EMI seraient bientôt en vente sans DRM sur Zune MarketPlace, la plate-forme de musique en ligne dédiée à son lecteur numérique éponyme. Que d'entrées d'argent en perspective pour EMI, qui se rangeait encore il y a quelques mois derrière les autres majors pour refuser en bloc la suppression des DRM. Comme quoi les millions de dollars restent un moyen de négociation efficace, même avec les plus réticents...
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